L’Emploi Saisonnier : Ses Avantages Et Ses Inconvénients

 

Vous êtes à la recherche d’un job saisonnier ? Eté ou hiver, printemps ou automne, le travail saisonnier est très répandu en France. Baby-sitting, accueil dans un camping, responsables de remontées mécaniques, vente de glaces sur les plages, chargé des inscriptions des étudiants à la fac, barman, centres aérés, hôtellerie-restauration, tourisme, travaux saisonniers agricoles, commerce… Nombreux sont les domaines d’activité qui proposent des offres de jobs pour l’été, l’hiver ou pendant les vacances scolaires.

On aimerait juste trouver un job saisonnier pour enrichir son CV et arrondir ses fins de mois. Le problème est que on ne sait pas trop par où commencer : sur quels sites trouver des offres d’emploi, à quel moment doit-on postuler, quels sont les lois qui régissent ce type d’emploi ou simplement quoi mettre dans son cv.

Malgré la crise de l’emploi sans précédent, le travail saisonnier est une réponse pour les chercheurs d’emploi avec ou sans expérience professionnelle et les jeunes diplômés. Une sorte de première étape pour démarrer dans la vie active. Encore faut-il avoir certaines qualités en adéquation avec les emplois proposés. Et certaines caractéristiques inhérentes au travailleur saisonnier comme par exemple, la mobilité.

Voici, mes conseils pour mener à bien votre recherche d’emploi.

 

Le travail saisonnier, qu’est ce que c’est ?

Le job doit se caractériser par la signature d’un contrat à durée déterminée. Mis à part le fait qu’il concerne des tâches effectuées tous les ans à des dates plus ou moins fixes. Comme son nom l’indique, l’emploi saisonnier se répète au fil des saisons. Parmi les exemples les plus connus, on retrouve celui du moniteur de planche à voile, du cueilleur de fruits ou encore du vendeur de glace.

Le travail existe principalement dans les secteurs où le climat et les saisons jouent un rôle essentiel. Dans les stations de montagne, sur le littoral, dans les restaurants, dans un gîte ou un camping, les employeurs ont recours aux travailleurs saisonniers pendant les périodes de pics touristiques. De novembre à mars pour la montagne et de mai à septembre sur le littoral. Côté règlementation, l’employeur a le droit d’instaurer une période d’essai courte pour décider ou non de valider le contrat saisonnier.

 

Un cadre strictement défini

Le travail saisonnier doit respecter plusieurs conditions pour être nommé comme tel :

  • être limité dans le temps (maximum 8 mois).
  • se répéter tous les ans.
  • dépendre des conditions météorologiques et/ou des flux du tourisme.
  • être indépendant de la volonté de l’entreprise.

Une augmentation de fréquentation du fait des vacances ne justifie pas nécessairement le contrat saisonnier. Ainsi par exemple, pour qu’une activité soit vraiment considérée comme saisonnière, la durée du contrat ne doit pas coïncider avec les dates d’ouverture ou de fonctionnement normal de l’établissement.

En-dehors du fait que la durée du contrat est forcément limitée dans le temps, donc en CDD, la périodicité et la durée de la saison doivent être régulières, prévisibles, cycliques, et indépendantes de l’organisation de l’entreprise.

Les tâches elles-mêmes doivent être temporaires et en-dehors du champ habituel de l’activité de l’entreprise.

 

Les limites de l’emploi saisonnier

Le travail saisonnier est régi par un cadre strict, voire restrictif, qui s’applique davantage dans certains secteurs que dans d’autres.

Ainsi les travaux agricoles (récolte, cueillette) et les activités touristiques et hôtelières sont plus particulièrement concernés par les emplois saisonniers.

A l’inverse, certains secteurs et certains cas de figure ne permettent pas forcément de faire appel facilement à ce type de contrat :

• c’est le cas pour une entreprise dont l’activité de vente se poursuit sans interruption pendant toute l’année, mais qui voit sa demande augmenter durant certaines périodes de l’année à la suite de campagnes publicitaires ou promotionnelles ;

   idem pour les organismes ou associations sportives et culturelles, les garderies et autres activités rythmées pas l’année scolaire, qui ne peuvent pas conclure des contrats CDD saisonniers ;

   pour le secteur de l’animation socioculturelle, les contrats conclus pour la durée de l’année scolaire ne sont pas non plus des contrats saisonniers ;

   les contrats conclus annuellement pour la double saison d’hiver et d’été en zone de montagne, sont aussi exclus du champ du travail saisonnier.

Voilà quelques exemples qui montrent qu’il vaut mieux se renseigner précisément avant de d’accepter un CDD en saisonnier. 

Sachant que le risque encouru par l’employeur est généralement la requalification du contrat. Un contrat à temps partiel peut se voir requalifié en temps plein ou encore un CDD conclu en saisonnier peut être requalifié en CDD classique (avec indemnités de fin de contrat).

 

Les clauses du contrat saisonnier

Un contrat écrit est obligatoire pour un job saisonnier, sous la forme d’un CDD.

Un CDD saisonnier peut être conclu avec des dates précises de début et de fin, comme n’importe quel CDD.

 

Cependant, la législation offre un certain nombre de souplesses :

• Un contrat à « terme incertain » est conclu pour la durée d’une saison, mais précise une durée minimale,

•  à temps partiel, il doit définir avec précision les horaires afin que le salarié puisse prévoir ses plages de temps libre. 

 

Un contrat saisonnier peut proposer une clause de reconduction d’une saison à l’autre. Il peut aussi prévoir une priorité d’emploi en faveur du salarié bénéficiaire.

Sur une durée maximale de huit mois, il est possible de cumuler plusieurs contrats saisonniers sans avoir à respecter de délai de carence entre deux contrats.

 

Indemnités et temps de repos

Qu’il soit conclu à temps plein ou à temps partiel, le contrat saisonnier doit respecter les durées légales maximales de travail par jour ou par semaine, ainsi que les temps de repos.

A l’inverse d’un CDD « classique », l’indemnité de fin de contrat n’est pas due au salarié, sauf convention ou accord collectif plus favorable. Le salarié a le droit, en fin de contrat, de demander que ses heures supplémentaires lui soient payées sous forme d’indemnité. Afin de ne pas compromettre sa recherche d’un nouvel emploi ou le suivi d’une formation.

 

Particularités en matière de prévention

Les emploi saisonniers sont réputés être plus exposés aux risques d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Du fait de leur moindre information, formation et connaissances des lieux et des procédés, facteurs qui contribuent à augmentent leur vulnérabilité.

L’entreprise se doit de prendre en compte leurs risques spécifiques dans le Document Unique de Sécurité. Elle doit favoriser la mise en œuvre d’actions destinées à résoudre les difficultés particulières des travailleurs saisonniers. Notamment en matière d’obligation d’information et de formation à la sécurité renforcée. 

Des mesures de prévention particulières ont lieu d’être prises pour le travail au soleil ou de nuit. (Fréquent dans les activités des travailleurs saisonniers).

 

 

          Emploi à part entière ou complément d’activité, être travailleur saisonnier présente certains avantages mais également certains inconvénients. Travailler à la mer l’été, à la montagne l’hiver, ou encore dans les vignes pour les vendanges, peut faire envie. Mais la précarité de l’emploi, des salaires peu élevés et un mode de vie de « routard » ne vont pas convenir à tout le monde.

A chaque fin de contrat, le saisonnier repasse par la case Pôle-Emploi et se relance dans un processus de recherche. Sa mobilité est primordiale et recherchée… même pour un entretien. Il faut être capable « d’avaler » les kilomètres pour se rendre sur le lieu de l’entretien, souvent le lieu de travail. Mais si les désavantages de ce type de contrat existent, il présente de nombreux points positifs. Surtout pour ceux qui ont choisi de vivre selon un mode de vie « à part ».

Car oui, le travail saisonnier peut être une nécessité mais il doit avant tout être un choix. En effet, le rythme d’une saison est très soutenu. Le travail est important et les heures s’accumulent, le tout pour un salaire loin d’être exceptionnel.

 

L’enrichissement culturel, professionnel et relationnel sont des avantages non négligeables de ces contrats.

Vivre de sa passion tout en travaillant n’a pas de prix !

 

Fait de rencontres, le travail saisonnier est adepte de cela, une expérience qu’il faut vivre au moins une fois dans sa vie, surtout quand on est jeune sans expérience. C’est une superbe aventure professionnelle et humaine qui permet de se découvrir soi-même et d’acquérir énormément d’expérience professionnelle et de compétences. Enfin, la possibilité de travailler à l’étranger offre une découverte de nombreux pays et de cultures.

Les types d’emplois saisonniers sont nombreux et les secteurs d’activité également. Animation, musique, hôtellerie ou encore commerce, il y en a pour tous les goûts. Les conditions de travail, à l’extérieur, à la plage ou à la montagne sont souvent enviées. C’est également pour ces mêmes raisons qu’il peut amener certaines réticences : horaires difficiles, salaires peu élevés, instabilité et précarité.

Mais pour ces travailleurs, à chaque fin de saison, c’est toujours la même chanson. Des souvenirs plein la tête, une fatigue certaine, de nouvelles recherches mais l’intersaison est également le moment de se reposer. Avec la joie de retrouver famille et amis. Un véritable choix de vie en fait !

 

En espérant que cet article ait répondu à vos interrogations, n’oubliez pas de prendre la vie du bon côté, de croire en vous, de ne rien lâcher, d’être professionnel et vous verrez que la vie finira par vous sourire. La persévérance et le travail finissent toujours par payer.

Je vous souhaite une bonne continuation pour votre recherche d’emploi.

David Fraisse

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