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ENTRETIEN D'EMBAUCHE : 19 EXEMPLES DE QUESTIONS ET RÉPONSES (SIMULATION)

 

 

EXEMPLES DE QUESTIONS ET RÉPONSES – L’entretien d’embauche est pour la majorité de ceux qui postulent pour un travail une épreuve difficile. Elle est en réalité beaucoup plus difficile pour ceux qui ne possèdent pas assez d’expérience vis-à-vis du poste proposé. Ces derniers pensent que la majorité des questions posées lors de leur entretien avec les recruteurs cachent souvent des pièges. En réalité, les employeurs veulent simplement savoir si votre profil correspond à leurs attentes. La plupart de leur question reste simple. Il ne faut donc pas toujours chercher à lire entre les lignes et répondre sans détour. Quoi qu’il en soit, une bonne préparation est la clé du succès.

Présentez-vous ou « parlez-moi de vous ».  

Ainsi presque 90 % des entretiens d’embauche commencent par cette question. Celle-ci est à la portée de tout le monde. Toutefois, lorsque vous allez donner votre réponse, vous n’allez pas parler de votre vie privée, mais bien de votre vie professionnelle. Le recruteur souhaite simplement connaître votre parcours depuis l’obtention de votre premier diplôme. Vous devez alors, pour y répondre, reprendre les différentes mentions dans votre CV en les résumant. Faites par conséquent attention à ne pas commettre d’erreur. Il s’agit pour votre interlocuteur d’un moyen pour vérifier la véracité du contenu de votre CV.  

La meilleure façon de parler de votre parcours consiste à parler de vos formations après l’obtention du bac (ou un diplôme similaire) et votre dernier emploi si vous êtes encore jeune et manquez d’expérience. Si vous avez déjà assez de bagages, évoquez en résumé chacun des postes que vous avez occupés et qui sont en rapport avec le poste auquel vous postulez. Elle vise à détecter chez vous l’aptitude à donner une structure à votre parcours et bien sûr la personnalité nécessaire pour le poste. 

Quels sont vos centres d’intérêt ? 

Par-là, il vous demande vos occupations en dehors de votre travail. Actuellement les spécialistes en ressources humaines appliquent le système des softs skills ou compétences douces. Ils recrutent plus en se basant sur les compétences et les connaissances techniques seulement, mais prennent en compte des critères subjectifs. Tel est le cas de la personnalité et des hobbies du candidat. De cette manière, ils jugeront s’il est capable de s’intégrer dans son nouvel environnement de travail ou non. Cette technique permet aussi de diminuer les tensions quand les recruteurs estiment que son interlocuteur stresse trop alors qu’il a du potentiel. 

Êtes-vous disponible de suite ? 

Si cette question est posée dès le début, cela ne signifie pas que vous allez être embauché. Il est possible que le recruteur la pose à tous les candidats, car il y a urgence. En fin d’entretien en revanche, cela suggère que vous avez de très fortes chances d’obtenir le travail tant convoité. Dans les deux cas, ne répondez pas catégoriquement. Évoquez vos difficultés quant à l’organisation de votre emploi du temps. Comment comptez-vous vous rendre disponible pour votre nouveau job ? L’employeur saura aussi si vous êtes réellement motivé pour changer d’entreprise. 

Pourquoi changer de métier ?

Celle-ci vise à savoir si vous êtes en bon terme avec votre ancien ou actuel employeur. La réponse est assez délicate. Néanmoins, dans tous les cas, mieux vaut vous abstenir de répondre en dénigrant l’entreprise auprès de laquelle vous avez travaillé. Il n’est pas obligatoire que vous partagiez vos sentiments. Il vous suffit de parler avec objectivité et d’évoquer vos expériences positives. Lorsque vous avez des remarques désobligeantes au sujet de votre ancien employeur, formulez-les en « souhait ». Au lieu de dire : « Il passe son temps à me dicter ce que je dois faire », dites plutôt « J’aurais bien aimé que l’on me donne plus de liberté dans l’accomplissement de mes tâches quotidiennes ». Votre interlocuteur doit avoir la certitude de pouvoir compter sur vous et que vous n’allez pas abandonner à la moindre difficulté. Il est judicieux de prévoir vos réponses à l’avance en vous focalisant sur l’aspect positif.

Votre prétention salariale 

Cette question est mise entre guillemets par ce que vous y répondez normalement dans votre lettre de motivation. Dans tous les cas, si vous souhaitez accéder à un poste de responsabilité, il est logique que vous sachiez donner un prix à vos compétences. Ici, il n’y a pas non plus de secret. Si vous ne voulez pas vous casser la tête, effectuez simplement des recherches sur internet concernant le salaire moyen que gagnent ceux qui occupent déjà le même type de poste. 

Pourquoi postuler au sein de notre entreprise ?   

Elle peut être également traduite en « En quoi le travail à pourvoir vous intéresse-t-il ? ». Attention, il arrive que le recruteur reformule d’une autre manière cette question à la fin. Si vous deviez répondre directement, vous diriez que vous recherchez une meilleure situation, une plus grande rémunération. Vous avez raison. Néanmoins, soyez subtil dans vos propos. Si vous entrez dans une entreprise, vous ne recherchez pas uniquement vos intérêts, mais celui de votre employeur en même temps. Voici un exemple de réponse : « Je cherche un poste qui valorise mieux mes compétences et mon expérience ». 

Que pensez-vous de notre société (entreprise) ? 

Cette question est parfois divisée en plusieurs autres petites questions telles que « Que pensez-vous de notre dernier projet ? ». L’objectif du recruteur reste le même ici. Il veut juste savoir si vous avez pris la peine de vous informer au sujet de son entreprise (siège, objectif, dirigeant, taille, chiffre d’affaires…). Fort heureusement, aussi bien les PME que les grandes firmes disposent d’un site internet dédié ou site vitrine. Ces derniers rassemblent toutes les informations concernant leur entreprise et leurs activités annexes. Vous n’avez qu’à vous remémorer celles qui sont les plus importantes. 

Imaginez que vous (mise en situation réelle) 

Parfois le recruteur vous demande de résoudre un problème à travers une simulation. Normalement si vous disposez d’une bonne expérience, vous devez vous en sortir haut la main. En tout cas, une bonne préparation s’impose. Malheureusement ce genre de mise à l’épreuve ne s’improvise pas. Toutefois, pour donner votre solution, il vous suffit de vous remémorer une situation que vous avez déjà vécue. Énumérez ensuite les difficultés que vous avez rencontrées et surtout les leçons que vous en avez tirées. 

Parlez-nous de vos projets réussis ? 

Celle-ci rejoint la question précédente. Votre futur employeur cherche bien évidemment à connaître vos réalisations. Il souhaite aussi connaître votre réelle contribution dans l’atteinte de l’objectif. Pour y répondre, parlez de vos qualités, notamment, celles qui ont été utiles pour votre équipe. Il ne s’agit pas ici de jouer les arrogants, mais bien de vous auto évaluer de manière impartiale. Avant d’aller à l’entretien, prenez une feuille de papier et notez votre défaut et vos qualités. Vous découvrirez même certaines facettes de votre personnalité que vous pourrez ensuite utiliser comme atouts. Pour les échecs ou les choses qui ne se sont pas passées comme vous l’avez souhaité, évoquez-les en les regroupant en « points à améliorer ». 

Avez-vous des techniques ou des méthodes qui vous permettent d’atteindre rapidement de bons résultats ? 

Le contenu de la réponse dépend du poste en question. Si vous êtes un agent spécialisé en correction par exemple, vous pouvez parler du mailing. Exposez votre quotidien lorsque vous travaillez sans pour autant révéler vos secrets professionnels. Cette question est aussi déguisée. Elle consiste en fait à déterminer si vous êtes en mesure d’assurer les missions que votre supérieur va vous confier. 

Comment réagissez-vous face aux critiques ? 

Il est important pour un employé ou un cadre de savoir supporter les critiques même si elles ne sont pas toujours constructives. Bien évidemment, dans les deux cas, il faut savoir comment bien réagir. Une personne qui supporte mal les mauvaises remarques ne sera pas forcément taillée pour certains travaux. Tel est le cas par exemple de ceux qui travaillent dans le domaine de la téléprospection. Les clients ou ceux au bout du fil sont bien souvent assez désagréables lorsqu’on les appelle à un moment inopportun. Cette question a pour but de mesurer la capacité d’autoévaluation du candidat. Le profil idéal est celui qui accepte les critiques tout en défendant son travail. 

Exposez-moi brièvement vos derniers résultats 

Celle-ci invite le candidat à expliquer au responsable de recrutement comment il a mené ses récents projets. Il faut qu’il se concentre sur le concret avec preuve à l’appui si possible. Si l’on vous pose ce genre de question, énumérez tout d’abord les objectifs que vous deviez atteindre. Puis expliquez brièvement les méthodes que vous avez utilisées pour les réaliser. Enfin, donnez un avis objectif sur le résultat, s’ils ont dépassé vos espérances ou bien l’inverse. Un exemple que vous pouvez quantifier en chiffres est toujours idéal. 

Si vous deviez refaire votre parcours, qu’auriez-vous changé ? 

On vous demande de revoir tout votre parcours et de retourner un peu dans le passé. Cette question n’a pas de grande importance au final. Qu’importe votre réponse, le recruteur n’en tiendra pas en général compte dans sa décision finale. Il peut juste poser cela pour briser la coquille. Vous pouvez néanmoins parler des leçons que vous avez apprises en commettant certaines erreurs. Cela véhiculera une bonne image de vous auprès de votre futur employeur. Cela signifie simplement que vous cherchez toujours à vous améliorer et que vous n’êtes pas borné. 

 

ENTRETIEN D'EMBAUCHE : 19 EXEMPLES DE QUESTIONS ET RÉPONSES (SIMULATION)

Quels objectifs voulez-vous atteindre si vous accédiez au poste ? 

En d’autres mots, le recruteur vous demande ce que vous allez faire si vous obtenez le poste. Il s’agit bel et bien d’une projection du candidat dans son futur au sein de l’entreprise. Un des points les plus importants sur lesquels insistent les recruteurs concerne la durée de la collaboration. En général lorsqu’ils trouvent un profil d’exception, ils veulent un engagement à long terme. Or, la majorité des jeunes change souvent de travail au bout de 5 ans, s’ils se sentent en train de stagner.  

Comment feriez-vous pour vous adapter à votre nouveau travail ? 

Cette question semble déséquilibrante. On ne s’y attend pas forcément. Elle rejoint pourtant la première. Quelles dispositions allez-vous prendre lors de vos tout premiers jours dans votre nouveau bureau pour vous adapter rapidement ? Comment allez-vous interagir avec vos nouveaux collègues ? Tout dépend de tout un chacun. La franchise ici est de mise.

Quelles formations suivez-vous ? 

Cette interrogation complète la toute première. Le recruteur entend ici connaître vos axes d’amélioration et surtout pour. Quels sont les aspects de votre personnalité ou les compétences que vous désirez améliorer ? Prenez par conséquent un peu de recul. Montrez que vous savez travailler sur vous-même et combler vos plus gros défauts. 

Quelle valeur accordez-vous à notre collaboration ? 

Ou en d’autres mots, considérez-vous le poste que vous demandez comme un tremplin pour atteindre un objectif plus grand ? Celle-ci est une question piège. Elle vise à savoir si les objectifs à long terme du candidat convergent avec celles de son futur employeur. La réponse est assez délicate puisqu’elle conditionne l’accès ou non au poste demandé. Les recruteurs aiment la franchise. Si vous ne comptez rester que quelque temps, glissez-lui la remarque. Il prendra des dispositions en conséquence. Mieux vaut ne pas mentir pour éviter les différends plus tard. 

Dans cinq ans, vous vous voyez où ? 

Cette question détermine si vous êtes ambitieux ou non. Le recruteur applique ici un simple principe de développement personnel. Ceux qui veulent améliorer leur condition de vie se donnent 5 années pour réaliser des objectifs à long terme. Puis ils s’auto évaluent. C’est aussi une des façons de savoir si vous voulez faire carrière au sein de l’entreprise. 

À votre tour de poser vos questions 

Enfin en dernier lieu, le recruteur vous donne quelques minutes pour lui poser des questions. Vous êtes libre de dire que vous n’en avez pas. Néanmoins, vous pouvez prendre cela à votre avantage si à travers vos questions vous montrez votre réel intérêt pour son entreprise. Une des questions les plus pertinentes concerne la suite si votre candidature est acceptée. Il est aussi judicieux d’interroger votre interlocuteur concernant le quotidien de votre future équipe, c’est-à-dire comment elle organise ses journées ou encore s’il y a un service de transport du personnel.

David Fraisse

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