12 points à connaitre absolument pour décrocher un job saisonnier même sans avoir d’expérience professionnelle

 

Quand on est à la recherche d’un emploi saisonnier, le problème est qu’on ne sait pas par où commencer. On ne sait pas à qui s’adresser, comment trouver un job saisonnier loin de chez soi, en station de ski ou en bord de mer par exemple et quel salaire peut-on espérer. Ce qui fait qu’on a tendance à repousser notre recherche pour finalement abandonner.

Vous avez sûrement déjà essayé mais entre la difficulté à trouver un emploi de nos jours et votre manque de connaissances concernant les jobs saisonniers, vous vous êtes peut-être dit que ce n’était pas pour vous.   

Pourtant, le travail saisonnier est une excellente solution pour les jeunes chercheurs d’emploi sans diplôme et sans expérience professionnelle. Selon une enquête LesEchos.fr, 1 000 000 embauches seraient effectuées chaque année en France. Quelle que soit la saison, le travail saisonnier est très répandu en France. Nombreux sont les domaines d’activité qui proposent des offres de jobs pour l’été, l’hiver ou pendant les vacances scolaires.

Aujourd’hui, Je vais donc vous dévoiler 12 points à connaitre absolument avant de vous engager pour ce type de job. Je vais vous expliquer qu’est ce qu’un emploi saisonnier, les avantages et les inconvénients d’être travailleur saisonnier, les secteurs d’activité et les types de jobs que vous pouvez trouver, je vais vous parler des salaires, des congés payés, des primes de précarité et tout ce que vous devez vérifier dans votre contrat de travail avant de le signer.

Bonjour, je m’appelle David, je suis conseiller en recherche d’emploi, j’aide les jeunes sans expérience professionnelle à décrocher un job rapidement.

Alors, Le contrat saisonnier dans sa forme est très proche du fonctionnement du Contrat à Durée Déterminée (CDD) mais il existe quelques différences que nous allons aborder dans cet article. Pour commencer :

 

Mon 1er point : Le travail saisonnier, qu’est ce que c’est ?

 

Je vous donne la définition : L’activité saisonnière est strictement définie par la loi. Elle doit correspondre à des tâches peu ou prou similaires et amenées à se répéter, tous les ans, à des dates plus ou moins proches. Cette fluctuation ne doit pas dépendre de la volonté de l’employeur, mais être dictée par les saisons ou par les vacances scolaires. Dans ces conditions, le travail saisonnier ne peut être destiné à compenser un surcroît ponctuel d’activité d’une entreprise qui fonctionne toute l’année. Parmi les exemples les plus connus, on retrouve celui de moniteur de planche à voile, de ski, de cueilleur de fruits ou encore de vendeur de glace…

 

Mon 2ème point : Quelle est la durée d’un contrat saisonnier ?

 

Le travail saisonnier doit se caractériser par la signature d’un contrat à durée déterminée.

La durée légale minimale du contrat saisonnier est 1 mois, la durée maximum 9 mois. 

Il existe deux types de contrat saisonnier :

Contrat sans terme précis : le contrat est prévu pour toute la saison sans date de fin exacte, cela dépendra des besoins de l’établissement. Le début du contrat est la date d’ouverture de l’établissement. Le contrat est prolongeable si la saison se poursuit.

Le 2ème type de contrat est le contrat de date à date : contrat déterminé renouvelable une fois.

 

Pour mon 3ème point : Quels sont les secteurs qui recrutent des saisonniers ?

 

• hôtels, cafés, restaurants, campings 

• espaces de loisirs, d’attractions et culturels 

• centres de plongée 

• casinos 

• personnels des ports de plaisance 

• remontées mécaniques et domaines skiables 

• commerce des articles de sport et d’équipements de loisirs 

• centres de cure thermale

• tourisme social et familial etc etc…

 

Mon 4ème point : Quel type de job faire en tant que saisonnier ?

 

• Pour la restauration : serveur, cuisinier, commis, plongeur, chef de partie… 

• Pour l’hôtellerie : gardien, animateur, surveillant de baignade, vendeur, réceptionniste, employé de restauration, agent d’entretien… 

• Pour l’agriculture : cueilleur, magasinier, chauffeur vendangeur (attention c’est un cas particulier, ces derniers peuvent aussi bénéficier d’un contrat vendanges)… 

• Pour les collectivités locales : animateur enfance/jeunesse, employé pour les piscines, campings, musées… 

• Pour la grande distribution : caissier, employé libre service, préparateur de commandes drive… 

• Pour les parcs de loisirs : opérateur de manège, sauveteur aquatique, hôte de caisse, maître-nageur, agent d’entretien, agent d’accueil, agent de sécurité… 

• etc etc…

 

Mon 5ème point : Quel est le salaire que vous pouvez espérer gagner ?

 

Cela dépend du job et du type d’établissement qui vous emploi mais la plupart du temps le tarif horaire sera le SMIC (pour des jobs de serveurs ou de commis par exemple) soit 9,88€ brut ou 7,61€ net. 

Les salariés saisonniers de moins de 17 ans gagnent 80% du SMIC, les salariés de 17 à 18 ans gagnent eux 90% du SMIC. De toute façon, les personnes majeures ne peuvent légalement pas gagner moins que le SMIC.

 

Mon 6ème point : Quelle est la durée hebdomadaire légale ?

 

Comme pour les autres contrats la durée normale de travail est fixée à 35 heures. Cependant, elle peut être aménagée. La limite à ne pas franchir est de 48 heures de travail par semaine. En outre, les journées ne peuvent excéder 10 heures. Tout salarié doit bénéficier de 20 minutes de pause toutes les 6 heures, et d’un jour de congé par semaine. Il n’est pas possible de réaliser plus de 40 heures supplémentaires par trimestre.

 

Mon 7ème point : Y a-t-il une période d’essai ?

 

La période d’essai d’un contrat saisonnier est de un jour par semaine travaillée. Ainsi, pour un contrat saisonnier de trois semaines, la période d’essai est de trois jours. Pour les contrats de moins de six mois, la durée maximum de la période d’essai est de deux semaines. En revanche, lorsque le contrat dépasse six mois, la période d’essai est de un mois au maximum.

 

trouver un job saisonnier sans avoir d'expérience professionnelle

 

Mon 8ème point : Ai-je le droit à des congés payés ?

 

A l’image des CDD et des contrats à durée indéterminée (CDI), les CDD saisonniers donnent droit à 2,5 jours de congés payés par mois travaillé, y compris si le salarié travaille à temps partiel. S’il n’a pas pris ses congés durant son contrat (ce qui est généralement le cas), le saisonnier perçoit à la fin de son CDD une indemnité de congés payés correspond à 10% de son salaire brut (heures supplémentaires comprises).

 

Mon 9ème point : A la fin de mon contrat saisonnier, puis-je bénéficier du chômage ?

 

Comme pour n’importe quel CDD ou CDI, le saisonnier reçoit, avec son solde de tout compte, une attestation de travail (la fameuse « feuille jaune ») remise par l’employeur. S’il remplit les conditions d’indemnisation (ne pas avoir atteint l’âge de départ à la retraite, être inscrit à Pôle emploi et avoir travaillé au minimum 122 jours (ou 610 heures) de manière continue ou non au cours des 28 derniers mois), le saisonnier peut percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).

 

Mon 10ème point : A la fin de mon contrat saisonnier, puis-je bénéficier de la prime de précarité de 10% ?

 

Lorsque vous avez été embauché par une entreprise en contrat à durée déterminée, votre employeur a l’obligation de vous indemniser de la précarité sociale dans laquelle vous allez vous retrouver à la fin de votre contrat de travail.

La loi oblige en effet, les entreprises à verser une indemnité communément appelée “prime de précarité” aux salariés recrutés pour une durée déterminée, dès lors que les relations contractuelles de travail ne se poursuivent pas par un contrat à durée indéterminée.

Cette règle est aussi valable pour les salariés intérimaires à la fin de leur contrat de mission.

En d’autres termes, si votre employeur ne vous propose pas de CDI à l’arrivée du terme de votre CDD, il a l’obligation de vous verser cette indemnité dont le montant est de 10% de la rémunération totale brute versée.

Ce montant peut être réduit à 6% si une convention collective ou un accord d’entreprise permet aux salariés concernés de bénéficier d’une action de formation professionnelle.

 

Mon 11ème point : Que faut-il vérifier à la signature d’un contrat saisonnier ?

 

• La durée minimale de l’activité ;

• La date de début et, lorsque c’est possible, la date précise de fin ;

• La désignation du poste ;

• Le salaire ;

• La durée de la période d’essai (elle ne peut excéder 1 jour par semaine de travail prévue et doit être rémunérée normalement) ;

• La caisse de retraite complémentaire ;

• L’organisme de prévoyance.

 

Pour mon 12ème point, je vais vous parler de 3 inconvénients d’un job de saison. 

 

Emploi à part entière ou complément d’activité, être travailleur saisonnier présente certains avantages mais également certains inconvénients. Travailler à la mer l’été, à la montagne l’hiver, ou encore dans les vignes pour les vendanges, peut faire envie. 

1er inconvénient :  la précarité de l’emploi, des salaires peu élevés et un mode de vie de « routard » ne vont pas convenir à tout le monde.

2ème inconvénient : N’oubliez pas qu’à chaque fin de contrat, le saisonnier repasse par la case Pôle-Emploi et se relance dans un processus de recherche. 

3ème inconvénient : la mobilité est primordiale et, est recherchée par l’employeur, même pour un entretien. Il faut être capable « d’avaler » les kilomètres pour se rendre sur le lieu de l’entretien, souvent le lieu de travail. 

Mais si les désavantages de ce type de contrat existent, il présente de nombreux points positifs.

Car oui, le travail saisonnier peut être une nécessité mais il doit avant tout être un choix. En effet, le rythme d’une saison est très soutenu. Le travail est important et les heures s’accumulent, le tout pour un salaire loin d’être exceptionnel.

 

L’enrichissement culturel, professionnel et relationnel sont des avantages non négligeables de ces contrats.

Fait de rencontres, le travailleur saisonnier est adepte de cela, une expérience qu’il faut vivre au moins une fois dans sa vie, surtout quand on est jeune avec peu d’expérience. C’est une superbe aventure professionnelle et humaine qui permet de se découvrir soi-même et d’acquérir énormément d’expérience professionnelle et de compétences. 

Autre avantage, Les types d’emplois saisonniers sont nombreux et les secteurs d’activité également. Il y en a pour tous les goûts. Les conditions de travail, à l’extérieur, à la plage ou à la montagne sont souvent enviées. C’est également pour ces mêmes raisons qu’il peut amener certaines réticences : horaires difficiles, salaires peu élevés, instabilité et précarité.

Mais pour ces travailleurs, à chaque fin de saison, c’est toujours la même chanson. Des souvenirs plein la tête, une fatigue certaine, de nouvelles recherches mais l’intersaison est également le moment de se reposer. Avec la joie de retrouver famille et amis. Un véritable choix de vie en fait !

Pour terminer, je vous remercie d’avoir lu cet article. En espérant que celui-ci ait répondu à vos interrogations. N’oubliez pas de croire en vous, de ne rien lâcher, d’être professionnel et vous verrez que la vie finira par vous sourire. La persévérance et le travail finissent toujours par payer.

Je vous souhaite une bonne continuation pour votre recherche d’emploi.

A bientôt.

 

David Fraisse.

 

Voir la vidéo Youtube – 12 points à connaitre absolument pour décrocher un job saisonnier même sans avoir d’expérience professionnelle

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